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15 février 2012 - 900 jours avant le début du centenaire de la Grande Guerre
2014-2018
L’Unesco – chiche !

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En France, la « saison mémorielle » 2014 sera boulimique : 6 rendez-vous commémoratifs, 9 colloques internationaux ; 7 expositions nationales ; 5 films documentaires ; plusieurs dizaines d’ouvrages… et ce n’est qu’un début !
Que restera-t-il de cette boulimie après le centenaire ?
L’exemple du bicentenaire de la Révolution française (1989) est à ce titre inquiétant.
Que reste-t-il des milliers d’initiatives du bicentenaire ?
Combien de chaires d’universités créées ?
Quelle place dans l’enseignement scolaire ?
Combien de visiteurs en plus dans les musées centrés sur la Révolution ?
Combien d’ouvrages sur la Révolution publiés depuis 1990 ?
Combien de sentiers mémoriels encore pratiqués ?
Les centenaires comme les bicentenaires ont l’exceptionnel intérêt de « réveiller l’histoire ». Ils présentent aussi l’exceptionnel risque de n’être que des « feux d’artifices ». Cette vérité partagée par tous les acteurs mémoriels n’aurait que peu d’intérêt si le centenaire – contrairement au bicentenaire – ne se traduisait pas par le formidable engagement financier des collectivités territoriales.
Concernant les seuls musées qui sont ou seront créés ou refondés dans le cadre du centenaire : Meaux ; Historial de Péronne ; Caverne du Dragon ; Mémorial de la bataille de Verdun ; Centre d’Interprétation de Notre-Dame-de-Lorette ; Centre Mondial de la Paix de Verdun ; Musée de l’Hartmannswillerkopf… ce sont près de 120 millions d’euros qui vont être investis sur crédits publics.
Cet investissement engendrera un coût de fonctionnement annuel évalué à 20 millions d’euros.
Si nous ne souhaitons pas que la troisième décennie du XXIème siècle soit celle des fermetures et des déficits des musées de la Grande Guerre, il est impératif de faire rentrer cette page de l’histoire universelle dans le tourisme mondial.
Or, il n’existe qu’un outil majeur pour ce tourisme : l’inscription au patrimoine mondial de l’humanité. Certes, il est impératif de ne pas réduire cette inscription à une mercantile ambition touristique. Le label de l’Unesco est d’abord la garantie de la sauvegarde de sites exceptionnels et de leur excellente gestion.
Il est ensuite l’obligation de véhiculer à partir de ces sites, des valeurs citoyennes et une volonté de transmission. Ces ardentes obligations portées par l’Unesco sont aussi celles de tous les acteurs mémoriels de la grande guerre.
ImageLe centenaire devra être un moment fort du ressourcement citoyen du monde. Il devra aussi être un temps exceptionnel de la transmission de la connaissance historique. Il devra enfin être marqué par la volonté d’aller au-delà des mémoires et de s’inscrire dans le devoir d’histoire partagée.
Le projet d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco des paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre, porté aujourd’hui par une association constituée de 12 départements français (un seul département sur les 13 du front n’a pas souhaité tenter l’aventure), en alliance avec les provinces wallonnes et flamandes est un projet majeur du centenaire.
Il inscrit le temps limité des « saisons mémorielles » dans le temps long de l’histoire partagée.
Alors, l’Unesco chiche !
 
Serge BARCELLINI
Directeur de la Mission Histoire
du Conseil Général de la Meuse

ImagePrésentation du dossier :

Télécharger le dossier de la conférence de presse au Sénat du 24 janvier 2012

 

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