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Image Mémorial de la Voie Sacrée

30/01/2012Monument du Mois - Février 2012 - Mémorial de la Voie Sacrée

Monument du Mois - Février 2012

Mémorial de la Voie Sacrée

Le monument

Mémorial de la Voie Sacrée

Le mémorial de la Voie Sacrée ou mémorial du Train est un monument érigé aux abords de la Voie Sacrée, reliant Verdun à Bar-le-Duc. Il domine le plateau de Moulin-Brûlé.

Frise du Mémorial de la Voie SacréeInauguré le 14 mai 1967 par le général BOUCAUD, président de la Fédération du Train (FNT), il répond à un vœu émis par les amicales du Train de la région Lorraine en 1939. Il a été édifié par la Fédération Nationale du Train. Il est l’œuvre du sculpteur Jean BARROIS de Commercy et de l’architecte Gaston SCHMITT de Toul.

Ce monument, en pierre, marque le lieu de débarquement de troupes venues de l’arrière-front en camions. Arrivés sur le plateau de Moulin-Brûlé à 8 kilomètres du front, hors d’atteinte des canons allemands, les poilus devaient rejoindre à pied le champ de bataille.

Frise du MémorialIl rend hommage à tous ceux qui œuvrèrent au fonctionnement de cette artère stratégique, indispensable à la poursuite de la bataille. Aujourd’hui des bornes casquées jalonnent tous les kilomètres de cette route, baptisée à la fin de la guerre par Maurice Barrès, « Voie Sacrée ».

En forme d’obélisque pointé vers le ciel, ce monument est composé en sa base d’un mur en forme d’arc-de-cercle sur lequel figure une frise en bas-relief associant le rail et la route.

Roue ailée du MémorialElle représente des soldats et les transports de la Voie-Sacrée. On peut y reconnaître la noria des camions (dont des Berliet CBA), le rail (avec la locomotive Corpet-Louvet), les convois hippomobiles, les transports de troupes et de munitions, les régulatrices routières, le retour des soldats du front ainsi que l’entretien de la voie. Au centre de cette frise, est gravée l’inscription suivante : « Le train à ses anciens, à tous ceux de la Voie Sacrée ». Au milieu du monument, se dresse une partie verticale qui par sa rectitude symbolise les deux voies de la route menant de l’arrière-front au champ de bataille de Verdun. A son sommet, on y retrouve une « roue dentée ailée », insigne de l’Arme du Train.

En 2007, à l’occasion des 200 ans de l’Arme du Train, une plaque commémorative dédiée « Aux ainés du Train » a été apposée sur le Mémorial.

L’entretien de la Voie Sacrée

Raconter l’aventure de la « Voie Sacrée » est une tâche immense. Aussi, dans le cadre du présent article, nous nous concentrons sur le seul aspect de l’entretien de la Voie Sacrée, dont l’importance est consacrée par la frise du monument.

La belle mécanique mise en place par le Capitaine Doumenc, dès le 22 février 1916, connaît son premier grippage, le 28 février. A midi, le soleil perce le plafond nuageux du ciel de Meuse. En à peine deux heures, le sol, durci par le gel des jours précédents, commence à se ramollir. A partir des cantons, une information cruciale remonte au poste de commandement de la Commission de Régulation Automobile (CRA). Les roues des camions creusent des ornières qui se remplissent d’eau. Bientôt, une épaisse boue se forme et les camions ont des difficultés à maintenir leur allure. Le ravitaillement des combattants de la 2e armée est menacé de se tarir alors que la bataille fait rage.

Voie Sacrée de Georges SCOTT

La Voie Sacrée : entretien de la route de Bar-le-Duc à Verdun –
Georges SCOTT, 1916

Face à cette situation, une seule solution : remblayer la route avec des cailloux. Ne pouvant les faire venir de trop loin, la CRA et l’état-major de la 2e armée décident d’ouvrir des carrières à proximité même de la départementale. A peine 48 heures après le dégel, les premières pelletées de cailloux sont jetées sur la voie. Comme la route n’est large que de 7 mètres, il est impossible, sans gêner voire interrompre la circulation, d’utiliser des rouleaux-compresseurs pour damer la route. Ordre est donc prise que les camions, dotés de bandages et non de pneumatiques, tassent le gravier de leur poids. Le système fonctionna parfaitement, même si ce fut au prix d’une usure prématurée des véhicules.

Les hommes qui se chargèrent, nuit et jour pendant des mois, de cette tâche, tout aussi pénible que dénuée de gloire, appartenaient à la territoriale. Il s’agit d’hommes trop âgés pour supporter physiquement la rude vie des premières lignes. Auprès des combattants gagnant le front, ils gagnèrent l’affectueux surnom de « pépères ». Jusqu’à 1 200 de ces travailleurs se trouvèrent, en même temps, sur les 75 kilomètres de la Voie Sacrée. En 10 mois, ils utilisèrent 700 000 tonnes de pierre.

Par Jean-Bernard LAHAUSSE et Romain SERTELET

Pour en savoir plus :

HEUZE Paul, «La Voie Sacrée, le service automobile à Verdun Février-Août 1916», in La Revue des deux Mondes, 15 décembre 1918, p 898-936.

Décembre 2011 /
Janvier 2012
 Mars 2012

Stèle Roland Garros

Monument

du

Mois

Monument de la réconciliation

Stèle en mémoire
à Roland Garros
 Monument de
la réconciliation
franco-allemande
à Saint-Morel  à Clermont-en-
Argonne

 Crédit Photo : © Mémorial de la Voie Sacrée
La Voie Sacrée : entretien de la route de Bar-le-Duc à Verdun -
Georges SCOTT - © Musée de l'Armée

 

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