Lieux et visites

Image Statue du président Poincaré à Bar-le-Duc

06/09/2013Statue du président Raymond Poincaré à Bar-le-Duc

Monument du Mois – Septembre 2013 

Statue du président Poincaré à Bar-le-Duc 

« La France, injustement provoquée, n'a pas voulu la guerre. Elle a tout fait pour la conjurer. Puisqu'on la lui impose, elle se défendra contre l'Allemagne et contre toute puissance qui, n'ayant pas encore fait connaître son sentiment, prendrait part au côté de cette dernière au conflit entre les deux. […] Elle sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l'ennemi l'union sacrée et qui sont aujourd'hui fraternellement assemblés dans une même indignation contre l'agresseur et dans une même foi patriotique »

Lecture de René Viviani aux Chambres du message de Raymond Poincaré prônant l’ « Union Sacrée », 4 août 1914

Un meusien à la tête du pays

Raymond PoincaréRaymond Nicolas Landry Poincaré est né le 20 août 1860 à Bar-le-Duc d’un père ingénieur des Ponts-et-Chaussées nancéien. Enfant, il a assisté à l’invasion des troupes prussiennes, un souvenir qui l’a profondément marqué.

Raymond Poincaré en 1914

Après une licence en droit, il prête le serment d’avocat à Paris en décembre 1880. Parallèlement, il entame une carrière politique. Elu conseiller général du canton de Pierrefite-sur-Aire en 1886, député de Commercy en 1887 puis sénateur de la Meuse en 1903, on lui prête rapidement une étiquette de républicain modéré et conciliant.

Il connaît également une rapide progression sur la scène politique nationale, il est appelé par le président Sadi Carnot (IIIe République) au ministère de l’Instruction Publique, des Beaux-Arts et des Cultes dès 1893, poste qu’il réoccupera en 1895. Il est également nommé au poste clef des Finances en 1894, il y sera à nouveau en 1906 sous Fallières.

Le 17 août 1904, il épouse Henriette Bernucci, qui l’accompagnera toute sa vie.

Le 18 mars 1909, il est élu, un an après son cousin-mathématicien Henri Poincaré, à l’Académie Française où il siège au fauteuil n°34.

En janvier 1912, il est rappelé par le président Armand Fallières pour former un nouveau gouvernement où il prend lui-même le portefeuille des Affaire Etrangères. Dès l’année suivante, il pose sa candidature à la présidence de la République et est élu à la magistrature suprême en janvier 1913.

De l’Union Sacrée à l’après-guerre

En juillet 1914, il effectue avec son président du Conseil un voyage officiel en Russie pour renforcer la Triple-Alliance (France-Russie-Royaume-Uni), deux semaines avant l’attentat de Sarajevo.

Dès août 1914, Raymond Poincaré prône l’ « Union Sacrée » de tous les Français et de tous les partis politiques pour la défense de la République Française. Marqué par la guerre de 1870, il fixe comme objectif le retour de l’Alsace-Lorraine.

Tout au long du conflit, il n’hésite pas, parfois au péril de sa vie, à se rendre à de nombreuses reprises sur les champs de bataille de Lorraine et de la Somme. Lors d’une de ses visites à Verdun, le 13 octobre 1916, il remet la croix de la Légion d’Honneur à la ville-martyre.

Raymond Poincaré en visite sur le front

Raymond Poincaré en visite sur le front

En novembre 1917, suite à la chute du gouvernement Painlevé, Poincaré nomme Georges Clemenceau à la présidence du Conseil. Les deux hommes ne s’apprécient guère mais Poincaré admire la fermeté de Clémenceau, surnommé « Le Tigre » qu’il juge indispensable pour amener le pays à la victoire. Le rôle de Poincaré devient dès lors très discret mais il quitte l’Elysée en 1920 auréolé d’un prestige dû à l’autorité qu’il affirme durant le règlement de la paix.

Réélu sénateur de la Meuse le 13 janvier 1920 alors qu’il est encore président de la République, il préside la Commission des Réparations et défend de manière intransigeante le traité de Versailles. A nouveau nommé sous Millerand en 1922 président du Conseil, il reprend le ministère des Affaire Etrangères et décide d’occuper la Ruhr en 1923 en réaction aux retards de paiement de l’Allemagne.

Clos Poincaré

Clos Poincaré à Sampigny

Son nouveau mandat de sénateur de la Meuse commencé en 1924 est à nouveau marqué par une nouvelle présidence du Conseil en juillet 1926. Il redevient ministre des Finances et est appelé pour engager une politique de redressement avec un gouvernement d’union nationale.

En 1929, il démissionne de son poste pour des raisons de santé et se consacre à écrire ses mémoires « Au service de la France » en se retirant à Sampigny.

Réélu conseiller général de la Meuse le 7 octobre 1934, Raymond Poincaré s’éteint à Paris 8 jours plus tard. Il repose depuis au cimetière civil de Nubécourt dans la Meuse.

La statue de Bar-le-Duc

Statue PoincaréEn son hommage, sa ville de naissance, Bar-le-Duc, accueille depuis 1950 une statue sur la Place de la République devant la gare SNCF.

Placée sur un tronc de colonne en granit rouge, la statue de bronze représente Raymond Poincaré en costume officiel de chef d’état.

Statue Poincaré à Bar-le-Duc

Inaugurée le 23 juillet 1950 par le président de la République Vincent Auriol, elle est l’œuvre de Raymond Emile Couvègnes, premier prix de Rome en 1927. Après la Première Guerre mondiale, ce sculpteur participe à la reconstruction d’églises et d’hôtels de ville, principalement dans la Somme.

Tombe Poincaré

Gravé en lettres d'or, le socle de la statue nous rappelle : « A bien mérité de la Patrie, Raymond Poincaré né à Bar-le-Duc en 1860, mort à Paris en 1934 - Président de la République de 1913 à 1920 ».

Tombe du président Poincaré et de son épouse à Nubécourt

Autres lieux meusiens en mémoire de Poincaré :

Tombe du président Poincaré et de sa femme Henriette au cimetière « Les Pervenches » près de l’église Saint-Martin de Nubécourt
- Clos Poincaré à Sampigny, demeure construite par Raymond Poincaré en 1913. Ravagée durant la Grande Guerre, elle a été reconstruite après guerre 
- Monument sur la place du village de Sampigny

Pour aller plus loin :

Au service de la France, neuf années de souvenirs, Raymond Poincaré, 1926-1933, Plon Paris, 10 volumes

Par Jean-Bernard LAHAUSSE et Romain SERTELET

Revue de presse :

Est Républicain du 27 août 2013 : "Poincaré prophète en son pays"

Juillet/
Août 2013 
 Octobre 2013

Monument de Pennsylvanie 

Monument

du

Mois

Mémorial russe au fort de la Pompelle

Monument de
Pennsylvanie
 
 Mémorial russe
Varennes-en-
Argonne 
 Fort de la
Pompelle 

Crédits Photos : Raymond Poincaré - © BNF Gallica
Raymond Poincaré en visite sur le front - © Collection privée
Clos Poincaré / Statue Poincaré / Tombe du président - © Jean-Luc KALUZKO

 

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