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Image Biographie Georges Clemenceau

29/03/2018Biographie Georges Clemenceau

Né à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), le 28 septembre 1841, Georges Clemenceau est issu d’une famille de la bourgeoisie vendéenne.

Il est d’abord médecin (comme son père) et titulaire d’une thèse de doctorat soutenue en 1865, intitulée De la génération des éléments atomique.

Après avoir séjourné en Angleterre ainsi qu’aux États-Unis, il revient à Paris avant la chute du second Empire. Il participe le 4 septembre 1870, à la proclamation de la République à l’Hôtel de Ville. Arago le désigne alors comme maire de Montmartre. En 1876, il est élu député de la Seine et prend la tête des radicaux qui siége à l’extrême gauche de la Chambre. Il acquiert rapidement une réputation de tombeur de ministères et combat avec vigueur la politique coloniale de Jules Ferry. Il contribue à la création de la Société des Droits de l’Homme et du Citoyen, avec Jules Joffrin.

Ses prises de position en matière de politique sociale et sa forte personnalité lui valurent de nombreux ennemis qui se liguent contre lui lors du scandale de Panama, dans lequel il se trouve indirectement impliqué. Il lui en coûte un échec aux législatives de 1893. Il consacre les neuf ans qui suivent, demeurant éloigné de la scène politique, au journalisme, d’abord à La Justice, qu’il a fondé avec Camille Pelletan, puis à L’Aurore, où il devient éditorialiste en 1897, et dont les colonnes lui servent à défendre Dreyfus, notamment en publiant le célèbre «J’accuse» d’Émile Zola.

L’Affaire marque son retour en politique. Élu sénateur du Var en 1902, il entre au gouvernement en 1906 comme ministre de l’Intérieur, puis, en octobre de la même année, accéde à la Présidence du Conseil. Jusqu’en juillet 1909, il devait diriger l’un des plus longs ministères de la IIIe République, marqué particulièrement par la manière sanglante avec laquelle est réprimée la révolte des viticulteurs du Midi, et qui lui vaut le surnom de « Premier flic de France».

Passé dans l’opposition après son départ du gouvernement, il doit fonder en 1913 un nouveau journal, L’Homme libre, qu’il rebaptise L’Homme enchaîné en 1914, pour protester contre la censure. La guerre se prolongeant, son patriotisme et sa poigne lui vaut d’être appelé en novembre 1917 par le président Poincaré pour constituer le gouvernement. Il prend alors en main, avec autorité, et au détriment parfois des principes démocratiques, la destinée du pays. Celui qui, à son arrivée au pouvoir, déclare « je fais la guerre » devient après l’armistice, aux yeux de tous les Français, le « Père la Victoire ».

Trois jours à peine après la signature de l’armistice, le 21 novembre 1918, les 23 académiciens siégeant l’élirent à l’unanimité, au fauteuil d’Émile Faguet. Pas plus que le maréchal Foch qui partage avec lui cet honneur, Clemenceau n’a pas été candidat et n'a pas effectué les rituelles visites de présentation. Il redoute — dit-on — d’être reçu par son ennemi intime, Raymond Poincaré.

Principal négociateur du Traité de Versailles, où il subit l’influence américaine, il se présente en janvier 1920 à la présidence de la République. Son échec marque son retrait définitif de la vie politique. Il consacre les années qui lui restent à vivre, à écrire (Démosthène en 1925, Au soir de la pensée en 1926, Claude Monet et les Nymphéas en 1928) et à voyager.

En 1929 il s’éteint à Paris, à l’âge de 88 ans, et est inhumé au lieu-dit le Colombier à Mouchamps, en Vendée.

 

Copyright: Collection Diors - CD55

Source :academie-francaise

 

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