Lieux et visites

Image Monument ossuaire de la Haute-Chevauchée

01/02/2011Monument du Mois - Février 2011 - Monument ossuaire de la Haute-Chevauchée

Monument du Mois - Février 2011 

Monument ossuaire de la Haute-Chevauchée   

Le monument représente un soldats français coiffé d'un casque dont le buste émerge d'un obélisque massif et dont les mains reposent sur une épée pointée vers le bas. Le visage du combattant est massif, calme et déterminé. L'épée est apposée sur une croix latine en bas-relief qui occupe toute la face avant de l'obélisque.
Au pied de celui-ci, un autel est destiné aux cérémonies religieuses lors des commémorations des combats d'Argonne. L'autel est orné de trois écus portant des croix latines. L'ensemble s'élève au sommet d'un escalier derrière lequel se trouve le caveau des ossements recueillis sur le champ de bataille.
L'ossuaire contient les restes d'environ 10 000 soldats inconnus. Les murs du caveau sont recouverts de petites plaques funéraires dédiées par les familles à leurs proches. Elles sont visibles à travers la porte du caveau située à l'arrière de l'obélisque.
Le monument est édifié à la mémoire des "Morts de l'Argonne", à l’initiative de la Comtesse de Martimprey, veuve du capitaine Jean de Martimprey disparu à la cote 285 le 13 juillet 1915. Les familles de soldats français ainsi que l'Italie et les Etats-Unis ont également concouru à l'érection du monument (Becker sculpteur, Bolloré architecte).

Monument ossuaire Haute-Chevauchée

L'inauguration

Le monument est inauguré le 30 juillet 1922. La cérémonie fait la une du magazine L'Illustration du samedi 5 août avec une photo pleine page montrant Raymond Poincaré, alors président du Conseil, en train de prononcer un discours en présence d'une nombreuse assistance et de la comtesse de Martimprey, présidente du comité d'érection du monument.
Avant la cérémonie, les pèlerins ont pu défiler devant la petite crypte où étaient déposés des ossements anonymes contenus dans trois grands cercueils drapés de tricolore.
Le matin de la cérémonie est consacré à l'évocation du souvenir des combattants français, italiens et américains lors d'une messe célébrée par Mgr Ginisty, évêque de Verdun, et Mgr Tissier, évêque de Châlons.
En début d'après-midi, M. Poincaré est accueilli par la comtesse de Martimprey et les membres du comité du monument. De nombreux discours sont prononcés, dont ceux du général Valdant, au nom du général Gouraud, et du général Marietti pour l'Italie. Le discours de Raymond Poincaré est marqué par la tonalité nationaliste commune à ses autres prises de parole de l'époque. C'est le temps où la France négocie âprement pour le paiement par l'Allemagne du montant des réparations dues au titre du traité de Versailles :
« Regardons autour de nous les lamentables traces de la guerre, revoyons ces malheureux villages dont Goethe se plaisait jadis à contempler les incendies et qui ont été, ces années dernières, détruits de fond en comble; songeons à tant de deuils, à tant de ruines, à tant de misères; et nous n'aurons pas de peine à discerner notre devoir. L'Allemagne, responsable de la guerre, doit réparer le mal qui a été fait. De gré ou de force, elle paiera ».
Le journaliste de L'Illustration ajoute que R. Poincaré s'apprête à se rendre en Angleterre « où doit être traitée, et où sera peut-être enfin résolue la question des réparations allemandes ».

Ossuaire Haute-Chevauchée

A proximité

Cratères de mines : la ligne de front à la Haute-Chevauchée est entamée de nombreux et impressionnants entonnoirs produits par l'explosion de mines souterraines dont le but était de détruire les lignes ennemies. A l’arrière du monument, on peut voir un important entonnoir résultant de l’explosion de la plus grosse mine allemande (52,5 tonnes d’explosifs) le 12 décembre 1916.

Croix de la Réconciliation : en bordure du cratère de la mine du 12 décembre 1916, grande croix de bois dédiée à la mémoire de « Tous les morts des combats d'Argonne », formule sculptée dans le bois également en allemand. L'implantation de cette croix est un acte marquant de la réconciliation entre les anciens combattants français et allemands. Elle est dressée en 1973 par le Comité commémoratif d'Argonne sous la conduite du général Rouyer, en présence de l'ambassadeur de R.F.A., son Excellence von Braun. Cet acte commémore le dixième anniversaire du traité de l'Elysée du 22 janvier 1963 entre la France du général de Gaulle et l'Allemagne du chancelier Adenauer. Les deux pays s'étaient alors engagés sur la voie de la coopération en matière de politique étrangère, de défense et d'éducation.

Abri du pèlerin : abri couvert équipé de bancs de béton pour l'accueil des participants aux cérémonies.

Stèle du général Gouraud : une plaque de bronze rend hommage au général Gouraud commandant la 10e division d'infanterie, blessé sur la ligne de front le 7 janvier 1915 alors qu'il soutient ses hommes du 46e régiment d'infanterie.

Rubrique écrite par Franck MEYER,
chargé de mission à la Mission Histoire

Janvier 2011
Mars 2011

Monument des Garibaldiens

Monument

du

Mois

Ossuaire de la Gruerie

Monument
des Garibaldiens

 Ossuaire
de La Gruerie

à Lachalade

à Vienne-le-Château

Crédit Photo : © Monument ossuaire de la Haute-Chevauchée

 

Lieux et visites

Stèle à la mémoire d’Henry Gunther
16/10/2018 Stèle à la mémoire d’Henry Gunther

Dernier Américain tué pendant la Première Guerre mondiale.

Lire la suite...
Le manège du quartier d’Anthouard
05/10/2018 Le manège du quartier d’Anthouard

Lieu

Lire la suite...
Les Forts de Douaumont et de Vaux
02/02/2015 Les Forts de Douaumont et de Vaux

Tarifs et horaires d'ouverture.

Lire la suite...
Le monument des ânes de Belleville-sur-Meuse
21/06/2018 Le monument des ânes de Belleville-sur-Meuse

Cette croix est située sur un chemin allant de Belleville à Fleury.

Lire la suite...